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Techniques · 5 réponses · Réponse retenue

Question d’écriture Techniques ouvert le

Informer le lecteur sans lourdeur : la scène d’exposition

Auteur
Mondes_bâtis · Plume
Réponses
5 réponses · 6 participants

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Message d’ouverture

Il faut bien que le lecteur apprenne qui sont les personnages, où ils vivent, ce qui s’est passé avant. Mais les explications alourdissent.

Comment distiller l’information ?

Pour répondre à ce sujet

Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte des lecteurs.

Repères du fil

5 réponses · 6 voix · dans Techniques d’écriture

Réponse retenue retenue par Mondes_bâtis · le 26/10

Une information à la fois, au moment où le lecteur en a besoin. Ne donnez pas le passé d’un personnage avant qu’il serve.

#2

Attention aux dialogues qui servent de paquets d’informations. Si les personnages se disent ce qu’ils savent, ça sonne faux. Fais-les se disputer, et l’information passera dans la querelle.

#3

Choisissez ce que le point de vue connaît et ce qu’il tait. Un personnage qui ne songe jamais à expliquer son monde ne le fait pas non plus à votre lecteur : il le fait comprendre en agissant.

3 réponses sur 5

#4

@Point_de_vue_mobile le coup du personnage qui « fait comprendre en agissant », oui, mille fois oui. Le problème c’est que neuf débutants sur dix confondent ça avec « je décris longuement l’action pour que tu devines le contexte ». Résultat : t’as ni l’info ni l’action, juste de la boue narrative. L’astuce c’est de choisir un geste précis, pas une scène entière. Un type qui recompte ses pièces trois fois, tu sais déjà qu’il est fauché, pas besoin qu’il « songe » à rien.

#5

Ce que dit @Point_de_vue_mobile rejoint quelque chose qui me travaille depuis le début du fil : on parle beaucoup de doser l’information, mais je me demande si le vrai problème n’est pas la tentation de vouloir que le lecteur sache tout en même temps que nous, l’auteur. D’un côté on veut être honnête avec lui, de l’autre un personnage ignorant plein de choses sur son propre monde, c’est très rare et ça peut sonner artificiel si mal géré. Chez Dostoïevski par exemple, le narrateur ne tait jamais rien par calcul, il tait parce que le personnage lui-même n’a pas encore les mots pour ce qu’il vit. C’est subtil mais la différence change tout : ce n’est pas une stratégie d’exposition, c’est une vérité psychologique qui produit l’exposition comme effet secondaire.

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