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Imaginaire · 5 réponses · Réponse retenue

Question d’écriture Imaginaire ouvert le

Dragons, elfes, nains : peut-on encore les employer ?

Auteur
Novice_curieux · Plume
Réponses
5 réponses · 6 participants

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Message d’ouverture

Les créatures classiques sont partout. Les reprendre, c’est s’appuyer sur un acquis, mais aussi risquer la redite.

Vaut-il mieux inventer ses propres peuples, ou réinterpréter ceux qu’on connaît ?

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Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte des lecteurs.

Repères du fil

5 réponses · 6 voix · dans Littératures de l’imaginaire

Réponse retenue retenue par Novice_curieux · le 26/10

Inventer sans raison des peuples qui ressemblent à des humains avec des oreilles différentes ne mène nulle part. Un peuple se définit par son mode de vie, non par sa silhouette.

#1

Réinterpréter donne souvent plus que de créer à partir de rien. Si vous reprenez le dragon, demandez-vous ce qu’il mange, où il dort, ce qu’il coûte à une société. Il cesse alors d’être un accessoire.

#3

Reprendre les classiques est un clin d’œil que le lecteur reconnaît. À toi de décider si tu veux le sourire de la reconnaissance ou la surprise de l’inconnu.

3 réponses sur 5

#4

Fais-les différents de ce que le lecteur attend, et tu auras fait ton travail.

#5

Magie.floue écrit que faire les créatures différentes de l’attente suffit à avoir fait son travail. Je ne vous suis pas entièrement. La surprise seule, sans assise, ne vaut guère mieux que la convention qu’elle prétend défier. Comme l’écrivait déjà Montaigne, il ne suffit pas d’être autre, il faut être vrai, c’est-à-dire cohérent avec ce qu’on a posé.

On pourrait objecter que la nouveauté est elle-même une forme de vérité pour le lecteur moderne, fatigué des archétypes. Je veux bien l’admettre en partie. Mais un dragon rendu méconnaissable par simple souci de surprendre, sans que cette altération serve le dessein de l’œuvre, n’est qu’un artifice de plus, aussi vain que le cliché qu’il remplace.

@Mondes_bâtis a, me semble-t-il, posé la seule question qui vaille : ce que mange le dragon, où il loge, ce qu’il coûte. C’est la discipline du détail concret, non l’inventivité pour elle-même, qui donne chair à ces figures. Hugo réinventait sans cesse le merveilleux, mais jamais sans l’ancrer dans une logique morale et sociale précise. Voilà, à mon sens, ce qui distingue l’originalité féconde de la simple fantaisie décorative.

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