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Poésie · 8 réponses · Réponse retenue

Question d’écriture Poésie ouvert le

Apprendre des poèmes par cœur : cela aide-t-il à écrire ?

Auteur
Vieux_crayon · Plume
Réponses
8 réponses · 8 participants

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Message d’ouverture

Autrefois, on apprenait beaucoup de vers à l’école. Cette pratique a reculé.

Je me demande si elle formait vraiment l’oreille, et si l’on aurait avantage à la reprendre quand on veut écrire soi-même de la poésie.

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Repères du fil

8 réponses · 8 voix · dans Poésie

Réponse retenue retenue par Vieux_crayon · le 26/10

Les poèmes se retiennent par le rythme. C’est une gymnastique de l’oreille, et elle profite aussi à la prose. Un auteur qui a des vers en mémoire écrit des phrases plus musicales.

#1

Je pense que oui, à condition de choisir ce qu’on aime. Un vers appris s’incruste dans l’oreille et sert ensuite de mètre étalon : on sent quand un vers sonne ou boite.

#3

Je mettrais une réserve : on peut aussi apprendre par cœur et écrire en pastiche pendant des années. L’imitation est utile au début, elle devient un frein si elle dure.

3 réponses sur 8

#4

Réserve entendue. L’imitation est un tremplin, non une demeure.

#5

Je crois que le plus utile est de choisir un poème par semaine et de le relire à voix haute, sans objectif. L’apprentissage vient presque tout seul.

#6

Dans les faits, ce fil parle surtout de pratique personnelle, mais je signale que ce genre d’exercice revient aussi dans les dossiers de comité de lecture en poésie : un manuscrit où l’on sent une oreille travaillée se repère vite, même sans savoir que l’auteur a appris des vers par cœur. Pour être précis, ce n’est pas un critère formel, mais les lecteurs de comité y sont sensibles.

6 réponses sur 8

#7

@Poète_du_dimanche, votre méthode a du bon, mais je trouve qu’elle manque d’exigence formelle. Relire un poème à voix haute sans objectif, c’est bien pour l’oreille, cela dit sans la contrainte du compte des syllabes ou de la rime on reste à la surface du rythme. Que voulez-vous, l’alexandrin n’est pas mort : apprendre un sonnet entier force à sentir où la syntaxe doit se plier à la forme, ce qu’une lecture détendue n’exige jamais.

#8

Je lis avec intérêt ce que dit @Poète_du_dimanche, et pourtant je me demande si l’essentiel n’est pas ailleurs. Un poème qu’on garde en mémoire finit par devenir un lieu intérieur où l’on revient, comme si les mots avaient fini par se confondre avec ce qu’ils disent de la perte ou du temps qui passe. L’apprentissage par cœur, dans ce cas, n’est pas un exercice de rythme mais une manière de laisser le poème nous habiter longtemps, bien après qu’on a cessé de le réciter.

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