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Poésie · 5 réponses

Discussion Poésie ouvert le

Compter ses vers : e muet, diérèse, rime (guide du forum)

Auteur
Métrique_douce · Plume
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5 réponses · 5 participants

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Message d’ouverture

Quelques repères pour que la discussion métrique reste claire.

En poésie française, on compte les syllabes prononcées. Le « e » muet compte devant une consonne et ne compte pas devant une voyelle : il s’élide. À la fin du vers, il ne compte pas. Le vers de douze syllabes s’appelle l’alexandrin, celui de dix le décasyllabe, celui de huit l’octosyllabe.

La diérèse sépare en deux syllabes ce que la prononciation courante unit, la synérèse fait l’inverse. La rime est dite pauvre, suffisante ou riche selon le nombre de sons communs. Une règle ne s’impose que si l’on en connaît la raison : celle-ci est presque toujours le rythme.

Quelles notions voudriez-vous voir détaillées en priorité ?

Pour répondre à ce sujet

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Repères du fil

5 réponses · 5 voix · dans Poésie

#1

Je rappelle que le vers libre n’est pas un vers sans règle : il obéit à la respiration et à la coupe. Compter reste utile pour savoir ce qu’on ne respecte pas.

#2

Il est bon que ce guide commence par le compte. Un poète qui sait compter peut choisir de s’en affranchir ; celui qui ne sait pas compter subit le hasard et le prend pour de la liberté.

#3

Merci pour la clarté. La distinction entre rime pauvre et riche m’a toujours échappé, pourrait-on y revenir dans un fil à part ?

3 réponses sur 5

#4

Bonne idée, je lance un fil sur la rime dans les jours qui viennent. Disons en une phrase : plus la rime partage de sons, plus elle est riche, mais la plus riche n’est pas toujours la meilleure.

#5

@Métrique_douce la rime riche qui n’est pas la meilleure, franchement c’est tout le problème, non ? On dirait que certains collectionnent les sons communs comme un trophée alors que ça alourdit le vers. Mais ce qui m’intéresse plus que la rime c’est le compte au service de la rupture : un vers qui boite exprès, qui casse l’attente, ça dit quelque chose du narrateur ou de l’émotion. Est-ce qu’on peut vraiment parler de métrique sans parler de ce qu’elle trahit ou cache ?

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