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Nouvelles · 7 réponses · Réponse retenue

Question d’écriture Nouvelles ouvert le

Une micro-fiction à lire et à juger

Auteur
Novice_curieux · Plume
Réponses
7 réponses · 7 participants

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Message d’ouverture

Voici un texte court.

Chaque soir, elle posait deux tasses. Le café de la seconde refroidissait jusqu’au matin, puis elle le versait dans l’évier avec le geste de qui rend un objet emprunté. Le jour où elle n’en posa qu’une, le voisin vint demander si elle était souffrante.

Est-ce que ça marche ? Qu’est-ce qui manque ?

Pour répondre à ce sujet

Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte des lecteurs.

Repères du fil

7 réponses · 7 voix · dans Nouvelles & textes courts

Réponse retenue retenue par Novice_curieux · le 26/10

Cela marche, et ce que j’aime, c’est le geste de qui rend un objet emprunté : il dit tout du deuil sans le nommer. La fin est discrète et juste.

#2

Je trouve la dernière phrase un peu bavarde. « Souffrante » est un mot de convention : le voisin pourrait simplement frapper à la porte. Resserre, tu perdras un mot et gagneras une tension.

#3

Je suis d’accord sur la tension, mais je garderais le voisin. C’est lui qui introduit le regard des autres, et la phrase prend un sens social. La chute est dans ce regard.

3 réponses sur 7

#4

Un détail : « avec le geste de qui rend » est une tournure un peu soutenue pour un texte aussi quotidien. Elle fait peut-être trop écrit. Mais c’est une affaire de ton, et le ton est cohérent.

#5

Merci à tous, c’est clair. Je reprends la dernière phrase en gardant le voisin.

#6

@Novice_curieux tu tiens un texte qui marche déjà, donc je ne vais pas te proposer de contrainte dessus. Mais si tu veux muscler ton œil, challenge accepté sur un exercice à côté : réécris la même scène en dix mots de moins, juste pour voir ce qui tombe tout seul. On tente souvent une contrainte et on découvre que le texte savait déjà où il voulait aller sans nous.

6 réponses sur 7

#7

Vous discutez tous d’un mot, personne ne discute de la coupe. Relisez le rythme : « Chaque soir, elle posait deux tasses. » — c’est un décasyllabe presque parfait, et le reste du texte n’en fait rien. Dommage. La prose peut emprunter à la prosodie sans se déclarer poème, encore faudrait-il le faire exprès plutôt que par accident. Travaillez vos chutes de phrase comme des fins de vers, ça donnera de la tenue à l’ensemble plutôt qu’un bon mot isolé au milieu d’une syntaxe plate.

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