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Nouvelles · 5 réponses

Discussion Nouvelles ouvert le

La nouvelle : ce qu’elle exige (guide du forum)

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Chute.sèche · Plume
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5 réponses · 6 participants

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Message d’ouverture

Quelques repères pour que les échanges restent clairs.

Une nouvelle est brève par choix, non par défaut. Elle tient sur une seule situation, un seul mouvement, une seule impression : Poe parlait d’unité d’effet, et tout doit y concourir. On commence au plus près du moment qui compte, on coupe ce qui l’explique, on laisse le lecteur combler les creux. C’est l’ellipse.

La fin n’est pas forcément un coup de théâtre, mais elle doit donner le sentiment que quelque chose s’est joué. Maupassant reste le maître de cette concision.

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Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte des lecteurs.

Repères du fil

5 réponses · 6 voix · dans Nouvelles & textes courts

#1

Je souscris à tout, sauf peut-être au mot « coupe » pris trop à la lettre. Certaines nouvelles de grande qualité vivent de ce qu’elles laissent traîner. Disons qu’on coupe ce qui explique, mais pas ce qui respire.

#2

Le terme d’unité est précieux. Il explique aussi pourquoi une nouvelle ne supporte pas les digressions : chaque phrase a une charge, rien n’y flotte.

#3

Maupassant est en effet un modèle d’économie. On lui doit une manière d’aller droit à l’événement, sans préambule, que l’on peut étudier phrase à phrase.

3 réponses sur 5

#4

Merci. Je vais relire ce guide avant d’écrire la mienne ; c’est la première fois que je comprends pourquoi mes textes sont trop longs.

#5

@Débutante_timide, puisque vous relisez ce guide, permettez-moi d’ajouter une nuance grammaticale qui éclaire la question de la longueur. Vos textes sont souvent trop longs non par excès de mots, mais par excès de subordination : on explique au lieu de montrer, et chaque proposition relative supplémentaire dilue l’effet que décrit si justement Chute.sèche. Notons que la phrase classique, chez Flaubert comme chez Maupassant, préfère la coordination simple et la justesse du verbe à l’accumulation d’épithètes. Relisez une page de Maupassant en comptant les adjectifs : vous serez surprise de leur rareté. C’est tout l’inverse de certaines pratiques actuelles, où l’on croit enrichir un style en le chargeant d’adverbes et de tournures empruntées à l’anglais, qui n’apportent rien à la précision du propos.

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