On nous répète dans les ateliers qu’une scène doit se tenir à un seul point de vue, et sur une nouvelle de dix pages je comprends la prudence, mais je me demande si ce n’est pas devenu un dogme qu’on applique sans réfléchir. Genette distinguait bien la focalisation zéro, interne et externe, et rien n’interdit de jouer entre les deux dans un texte court, pourvu que ce soit maîtrisé. J’ai lu récemment des nouvelles où le changement de regard faisait tout le sel du texte, et d’autres où le point de vue unique sonnait creux, comme un refuge plutôt qu’un choix. Pour l’instant je penche pour la prudence avec les débutants, on verra bien avec l’expérience. Entre nous, est-ce qu’on confond rigueur et absence de courage quand on verrouille tout sur un seul regard ?
Un seul point de vue sur dix pages : contrainte ou paresse ?
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- EmbrunDuManuscrit · Lecteur
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Sujet ouvert par EmbrunDuManuscrit · mis à jour le