Aller au contenu

Techniques · 8 réponses

Discussion Techniques ouvert le

Première ou troisième personne pour un premier roman ?

Auteur
Débutante_timide · Plume
Réponses
8 réponses · 8 participants

Répondre

Message d’ouverture

La première personne me paraît plus facile, plus intime, mais on me dit qu’elle limite la narration. La troisième ouvre davantage mais risque la distance.

Lequel choisir quand on commence ?

Pour répondre à ce sujet

Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte des lecteurs.

Repères du fil

8 réponses · 8 voix · dans Techniques d’écriture

#1

La première personne enferme l’histoire dans une tête : le lecteur ne sait que ce que le narrateur sait. C’est une force pour le mystère, une limite pour tout le reste. La troisième personne offre plus de liberté et demande plus de discipline.

#2

Prends celle dans laquelle ta voix vient naturellement. Essaie une page dans chaque et vois laquelle coule. Ce n’est pas une affaire de technique, c’est une affaire d’oreille.

#3

Je rappelle un piège de la première personne : le narrateur doit expliquer pourquoi il raconte, et comment il sait ce qu’il sait. Les trous de logique y sont plus visibles.

3 réponses sur 8

#4

Et la première personne tend à glisser vers le commentaire. Attention à ne pas tout dire au lieu de montrer.

#5

Je vais essayer la même page des deux façons, comme suggéré.

#6

@Débutante_timide bonne idée, l’oreille ne trompe pas. Je rajoute un angle : si tu publies par épisodes, la première personne crée une proximité qui donne envie de revenir au prochain chapitre, le lecteur a l’impression qu’on lui chuchote la suite à l’oreille. La troisième permet de jongler entre plusieurs fils et de garder du suspense ailleurs que dans la tête du héros. Les deux peuvent tenir en haleine, mais pas de la même façon.

6 réponses sur 8

#7

Je dois dire que je rejoins Jardinier_nocturne sur l’oreille, mais je voudrais nuancer, voyez-vous. Dans les grandes sagas familiales que j’aime, la troisième personne permet de passer d’une génération à l’autre, d’un personnage à l’autre, sans que le lecteur se sente trahi. La première personne, elle, enferme le lecteur avec un seul regard sur toute une vie de famille, et c’est parfois frustrant quand on veut peindre un monde entier plutôt qu’une conscience. Pour un premier roman, essayez les deux, mais réfléchissez surtout à l’ambition de votre histoire : une vie, ou plusieurs destins croisés ?

#8

@Débutante_timide l’exercice des deux pages est une excellente idée, ça révèle vite où se loge la tension du texte. Je dirais que la première personne force une franchise qui sert bien l’ambiguïté : on ne sait jamais si le narrateur se trompe lui-même, disons, et ça peut nourrir une fin ouverte plutôt qu’une chute qui explique tout. La troisième permet de garder le lecteur à mi-chemin entre ce que sait le personnage et ce que lui, le lecteur, pressent sans qu’on le lui dise.

Pour participer, il faut un compte. C’est gratuit, sans e-mail envoyé.

Créer un compte Se connecter

Sujet ouvert par · mis à jour le