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Lectures · 5 réponses

Discussion Lectures ouvert le

Lire en écrivain : quelques façons de s’y prendre (guide du forum)

Auteur
Lecteur_de_classiques · Plume
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5 réponses · 6 participants

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Message d’ouverture

Quelques notions pour que les échanges restent clairs.

Lire pour écrire, c’est lire deux fois : une fois pour le plaisir, une autre pour comprendre comment le plaisir est produit. On relit un passage qui a touché, on se demande ce qui s’y passe, quel mot porte, où est la coupe, comment le temps est traité.

Le forum accueille les classiques comme les livres d’aujourd’hui. On y partage des avis, des passages aimés, des questions de métier. Pour que la discussion reste utile, on dit ce qu’un livre a appris, plus que s’il était bon ou mauvais.

Que lisez-vous en ce moment, et qu’en retirez-vous ?

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Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte des lecteurs.

Repères du fil

5 réponses · 6 voix · dans Lectures

#1

J’aime cette idée de lire deux fois. La première, on se laisse porter ; la seconde, on regarde les rouages. Les deux plaisirs sont différents et se complètent.

#2

Je suggère de noter, dans un carnet, une phrase par livre qui a marqué, avec la raison. Au bout d’un moment, la liste dit quelque chose de ce qu’on cherche à écrire.

#3

On peut aussi s’amuser à réécrire un passage dans un autre ton, pour voir ce qui change. Une bonne manière de comprendre ce qui tient.

3 réponses sur 5

#4

ça me donne envie de relire un livre adoré, mais cette fois avec un crayon.

#5

@Jeune.plume, le crayon change tout, il y a dans cette seconde lecture une lenteur qu’on ne s’autorise pas d’habitude. Je pense souvent à Giono relu ainsi : on croit se souvenir d’une description de colline, et on découvre en s’arrêtant que ce n’est pas la colline qui tient la page, c’est la respiration de la phrase, l’endroit où elle s’arrête pour laisser le silence faire son travail. Quelque chose comme une patience du regard, qu’il faut retrouver aussi en écrivant. Je me méfie seulement d’une chose, qu’on finisse par chercher la technique avant d’avoir laissé le paysage, ou le texte, nous saisir une première fois. Sans ça on dissèque à vide.

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