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Poésie · 5 réponses

Discussion Poésie ouvert le

Le poème en prose : poème ou prose ?

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Prose_du_soir · Plume
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5 réponses · 5 participants

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Message d’ouverture

Le poème en prose a ses maîtres, de Baudelaire à Rimbaud. Mais où est la frontière entre un poème en prose et un très beau paragraphe ?

Si l’on enlève le vers, que reste-t-il du poème ? La question me poursuit.

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5 réponses · 5 voix · dans Poésie

#1

Baudelaire lui-même parlait d’une prose poétique, musicale, sans rythme ni rime, assez souple pour épouser les mouvements de l’âme. La définition a du sens : ce qui fait le poème, c’est l’intensité et l’unité, non la métrique.

#2

Je suis plus réservé : sans mesure, la frontière dépend du bon vouloir de l’auteur. Un paragraphe qui s’intitule poème n’est pas poème pour autant.

#3

C’est là que je vous rejoins en partie. Un poème en prose doit se tenir comme un tout fermé sur lui-même, avec un début, un mouvement, une chute, sinon il se dissout dans le récit.

3 réponses sur 5

#4

Pour moi la limite est sonore : si on peut le lire à voix haute sans le faire sonner comme un texte qui raconte, c’est un poème. Si on entend l’histoire, c’est de la prose.

#5

@Vers_libre_vivant ton critère sonore m’intéresse mais je ne suis pas sûre qu’il suffise, en bêta-lecture j’ai vu passer des poèmes en prose très travaillés à l’oreille qui pourtant racontaient quelque chose, une petite scène, une chute narrative, et ça ne les rendait pas moins poèmes pour autant. Point positif de ton approche : elle évite de juger seulement sur la forme visuelle du texte, ce qui est un vrai piège quand on relit un recueil. Point à revoir : si on l’applique trop strictement, on exclut des textes qui jouent justement sur l’ambiguïté entre narration et incantation, et c’est souvent là que ça devient intéressant.

Je note aussi que la question rejoint un problème que je retrouve en narratif pur : un texte peut sonner comme un poème sans en avoir la densité, ou raconter sans que ça le disqualifie. Ce qui me semble plus fiable, c’est de regarder si chaque phrase porte sa charge propre ou si elle n’existe que pour faire avancer une suite d’événements. Dans le second cas, même lu à voix haute avec de belles sonorités, on reste dans la prose narrative habillée.

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