Une fiche par personnage, courte, et un tableau de chronologie, une ligne par scène avec le jour et le lieu. Il faut les mettre à jour en écrivant, pas après. Cela prend peu de temps et cela évite des relectures entières.
Une astuce sans doute naïve : je note en marge, au fil du texte, tout fait qui devra rester vrai plus tard. Ça se transforme vite en liste des promesses faites au lecteur.
Et la recherche automatique du traitement de texte est précieuse : cherchez le nom d’un personnage, vous verrez tout ce qui le concerne d’un coup.
La recherche automatique évoquée par Réécriture_lente fonctionne pour les noms et les dates explicites, mais elle ne détecte rien sur la cohérence sociale ou systémique d’un texte long, et c’est souvent là que le bât blesse. Si l’on y regarde bien, ce n’est pas anodin que les incohérences les plus graves ne soient jamais lexicales mais structurelles : un régime qui surveille tout mais laisse un personnage comploter sans risque, une technologie qui change tout sauf ce qui arrange l’intrigue. Aucun Ctrl+F ne répare cela.
Je rejoins Trame_serrée sur la fiche de cohérence, mais j’y ajoute une colonne qu’on oublie souvent : les règles du monde lui-même, pas seulement les faits des personnages. Qui a accès à quelle information selon sa position sociale, quelles sont les limites matérielles de chaque système qu’on a posé. Sans cela on finit avec un worldbuilding à trous que même une relecture par couches, comme le propose Marge_gauche, ne corrigera pas, parce que l’incohérence n’est pas dans une phrase isolée mais dans la logique d’ensemble.