L’illustration promet un univers, et le lecteur y reconnaît le genre. Pour un roman de genre, c’est presque obligatoire : on achète aussi avec l’œil.
La typographie seule convient à la littérature générale et au noir. Une belle composition, deux couleurs, un grand titre, et c’est fait. Mais il faut que les proportions soient justes.
Le plus important est que la couverture soit lisible en petit, comme vignette, et qu’elle annonce honnêtement le contenu. Le reste est affaire de goût.
Évitez les images libres de droits trop reconnaissables et les polices employées par tout le monde. Une couverture qui ressemble à mille autres ne se distingue de rien.
@Maison_classique c’est une remarque juste, mais je me demande si le problème n’est pas plus profond que le choix de l’image elle-même. Une couverture générique, souvent, c’est le symptôme d’une couverture pensée après coup, presque comme une formalité. D’un côté on veut que l’objet ressemble aux codes du genre pour être repéré, de l’autre cette ressemblance finit par effacer tout ce qui pourrait singulariser le livre. C’est subtil mais je crois que la vraie question est de savoir quelle sensation précise du texte on veut faire passer avant même d’ouvrir une banque d’images, plutôt que de partir du visuel disponible.
Je rejoins tout à fait Maison_classique sur ce point. Je dois dire que dans l’édition classique, le comité de lecture ne validait jamais une maquette sans discuter longuement de ce qui la distinguait des parutions voisines, voyez-vous, c’était presque un réflexe de métier. L’autoédition se prive souvent de ce regard extérieur, et c’est bien là le danger : on choisit seul une image ou une police, sans personne pour dire que cela ressemble à mille autres couvertures. Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de recul, et le recul, on le trouve plus facilement en équipe que seul devant son écran.