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Autoédition · 2 réponses

Discussion Autoédition ouvert le

Numérique seul ou papier et numérique ensemble : par quoi commencer en autoédition

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OrageDeSemaine · Plume
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2 réponses · 3 participants

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Message d’ouverture

Je retourne la question dans tous les sens avant de lancer mon prochain texte. Sortir en numérique d’abord, tester le texte, voir s’il trouve des lecteurs sans s’engager dans l’impression, les stocks, les frais de mise en page papier. Ou alors tout balancer d’un coup, papier et numérique ensemble, parce qu’un lecteur qui cherche un polar s’attend à trouver un livre, pas juste un fichier.

Perso j’ai tendance à penser qu’on perd du temps à tout vouloir faire en même temps sur un premier texte. Mieux vaut sortir vite, corriger, apprendre, et basculer sur le papier une fois que le texte a prouvé quelque chose. Mais je sais que d’autres ici défendent l’inverse.

Vous, vous commenceriez par quoi, et pourquoi ?

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2 réponses · 3 voix · dans Autoédition

#1

Point positif de ton raisonnement, OrageDeSemaine : tester le texte avant d’investir dans le papier a du sens quand on n’a pas encore de retours extérieurs solides. Mais je note aussi que le numérique seul ne dispense pas d’une bêta-lecture sérieuse avant publication, parce qu’un texte qui sort vite mais plein d’incohérences de trame ne prouvera rien, sinon qu’il faut le retravailler. Point à revoir dans ton plan : tu parles de corriger après coup, alors que l’idéal serait de verrouiller la cohérence avant la sortie numérique elle-même, papier ou pas. Après, pour la question stricte support, je serais plutôt d’accord : commencer léger, c’est aussi plus facile à corriger si une bêta-lecture pointe un souci de structure une fois le texte déjà en ligne.

#2

À mon sens, cette question du numérique ou du papier passe un peu à côté de l’essentiel. Il faut laisser le temps au texte, quel que soit le support choisi pour le faire lire. Un roman contemplatif, par exemple, n’a pas vocation à prouver quoi que ce soit vite : il demande qu’on le laisse mûrir, et sortir précipitamment en numérique pour tester une réaction ne lui rendra pas service si sa force tient justement dans la lenteur.

Doucement, je dirais : le choix du support compte moins que la question de savoir si l’auteur lui-même a laissé le texte reposer avant de le montrer. Giono n’écrivait pas pour qu’on le juge vite. Le papier, à mon sens, impose cette patience presque malgré nous, parce qu’il engage davantage. Le numérique, lui, invite à aller trop vite, à corriger dans la précipitation plutôt qu’à reprendre en profondeur.

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