Aller au contenu

Langue · 4 réponses · Réponse retenue

Question d’écriture Langue ouvert le

Comment noter les pensées d’un personnage ?

Auteur
Dialogue_vivant · Plume
Réponses
4 réponses · 5 participants

Répondre Voir la réponse retenue

Message d’ouverture

Entre italique, guillemets, discours indirect libre ou simple narration, je ne sais pas comment faire entendre ce qu’un personnage pense.

Existe-t-il un usage dominant ?

Pour répondre à ce sujet

Un argument par message, cité avec le message auquel il répond ; on discute l’idée, jamais la personne. Voir la charte des lecteurs.

Repères du fil

4 réponses · 5 voix · dans Langue & correction

Réponse retenue retenue par Dialogue_vivant · le 26/10

L’usage le plus fluide est le discours indirect libre : la pensée glisse dans la narration sans verbe introducteur, à la troisième personne et au temps du récit. Il demande de la pratique, mais il évite les italiques.

#2

L’italique convient pour une pensée brève, comme une phrase isolée. Pour un long passage, il fatigue l’œil. Les guillemets sont plus rares pour la pensée, ils sont réservés au discours rapporté.

#3

Mieux encore, fais-la deviner par ce que le personnage fait. Une pensée annoncée avec un verbe ralentit le récit.

#4

Montrer_plutôt, je vous suis en partie, mais pas entièrement. Le « montrer » a bon dos : à force de vouloir tout faire deviner par l’action, on finit par écrire des personnages qui n’ont plus de vie intérieure articulée, seulement des gestes. Or la pensée n’est pas toujours réductible à un geste, enfin, pas chez les grands romanciers. Flaubert, précisément, use du discours indirect libre sans jamais renoncer à nommer ce qui se pense, parfois avec un verbe, parfois sans. Ce n’est pas le verbe introducteur qui ralentit, c’est le mauvais verbe, répété, placé n’importe où dans la phrase. « Il pensa que », posé en tête de phrase trois fois par page, use le lecteur ; « pensa-t-il », en incise, ne gêne personne. La règle n’est donc pas de bannir, mais de doser. Quant à Point_de_vue_mobile, j’ajoute une précision technique que je trouve trop souvent négligée : le discours indirect libre exige une cohérence stricte des temps et des pronoms avec le reste de la narration, faute de quoi le lecteur ne sait plus s’il lit une pensée ou un fait. C’est un outil rigoureux, pas un flou artistique.

Pour participer, il faut un compte. C’est gratuit, sans e-mail envoyé.

Créer un compte Se connecter

Sujet ouvert par · mis à jour le