Les deux graphies sont admises. Il importe de ne pas mélanger dans un même texte : choisir une fois et s’y tenir. Un correcteur de maison éditoriale suivra sa propre règle de toute façon.
Mon avis est qu’il vaut mieux garder l’orthographe traditionnelle dans un manuscrit destiné à un éditeur. Aucune maison ne s’en offusquera, et nul ne vous reprochera de ne pas rectifier.
Ce n’est pas un enjeu d’élève : ces rectifications visent à supprimer des irrégularités sans raison. À titre personnel, elles me paraissent logiques, et les deux écrits se lisent sans difficulté.
Je retiens la consigne de la cohérence : un choix, et pas deux dans le même livre.
Je me permets de rappeler que l’orthographe a toujours évolué. Celle des auteurs anciens n’était pas la nôtre, et l’on s’en accommode sans peine.
@Lecteur_de_classiques, non, mille fois non. Que l’orthographe ait évolué ne prouve rien : elle a évolué sous l’autorité de grammairiens, pas par tolérance d’un chacun pour ses propres fautes. On ne dit pas ça pour justifier n’importe quelle graphie dans un manuscrit d’aujourd’hui. Les auteurs anciens suivaient la norme de leur temps, aussi stricte que la nôtre. C’est pourtant simple, non ?