Dans le dialogue, le mot reflète le personnage : un adolescent dira ce que disent les adolescents. Dans la narration, mieux vaut un mot français lorsqu’il existe et qu’il sonne juste. Le critère est la couleur du texte.
Le piège est l’anglicisme qui vieillit vite. Il date le texte. Le mot qui appartient à la langue depuis longtemps ne pose pas de problème.
Je dirais qu’un mot étranger bien placé est un clin d’œil. Plusieurs dans la même page, et c’est un tic. Le dosage compte.
Je m’interroge sur la notion de pureté. La langue s’est toujours nourrie d’emprunts. Mais je conviens qu’un excès nuit à la cohérence du ton.
Et si l’on hésite, on peut chercher l’équivalent français ; s’il paraît artificiel, c’est que le mot étranger a gagné.
@Accord_du_participe jsp, pour moi en poésie c’est différent, un mot anglais ça sonne pas pareil, ça casse le rythme en fait. mais dans un dialogue genre texte de vie, je trouve ça normal, les gens parlent comme ça. c’est juste qu’en poème je cherche pas l’équivalent français, je cherche le son qui va avec le reste