Une fenêtre, c’est un cadre déjà prêt : tout ce qui s’y voit est choisi par le seul fait d’être là. C’est pourquoi la consigne « fenêtres » marche si bien en atelier.
La séance
La séance de la semaine précédente avait déjà porté sur ceux qui regardent à ces fenêtres. Cette semaine-là, c’est une phrase d’élève qui a ouvert le compte rendu : l’atelier d’écriture aide à réfléchir à des choses auxquelles on ne pense même pas.
Un livre pour s’en inspirer
Raymond Bozier a publié chez Fayard Fenêtres sur le monde : trente-sept textes, chacun basé sur une fenêtre particulière (hôtel, maison, travail, voiture…), avec des formes narratives toujours différentes, souvent des phrases nominales, parfois de simples impressions détachées, voire un fragment presque autobiographique. Un bon modèle pour apprendre à varier la forme sans changer de sujet.
La consigne
- Choisissez une fenêtre : celle d’une chambre, d’un bus, d’un bureau.
- Écrivez ce que l’on voit en neuf phrases, sans verbe conjugué.
- Ajoutez une phrase, la dixième, avec un verbe : l’événement qui rompt la vue.
- Relisez à voix haute et supprimez le mot qui explique.
Pourquoi ça fonctionne
La fenêtre impose un point de vue et une limite. L’auteur sait où il est, ce qu’il voit, ce qui reste hors champ. C’est la meilleure école du point de vue narratif, sujet fréquent de Techniques d’écriture. Pour en parler avec d’autres, voyez aussi Le roman.
Cette séance fait partie du journal d’atelier d’Argenteuil. Et dans le journal d’Ester, le regard se porte sur un autre cadre : celui d’un stage.