@Vers libre vivant, voir la différence, oui, pourquoi pas, mais je voudrais d’abord dire un mot sur ce qu’on appelle ici des « vers irréguliers », comme si l’irrégularité était en soi une vertu. Le vers libre a bon dos. On a trop souvent, sous couvert de liberté, renoncé à toute mesure, et c’est dommage, car la contrainte, enfin, la vraie, celle qui compte les syllabes et pèse chaque virgule, c’est elle qui révèle un poète. Racine n’a pas attendu le vers libre pour faire pleurer.
Cela dit, je ne nie pas que l’image de la nuit qui referme ses ciseaux soit belle : elle l’est. Mais « dernier cercle » me chiffonne un peu, Mademoiselle Débutante_timide : un cercle ne se « rend » pas, il s’éteint, il se referme, il pâlit. Le verbe « rendre » appelle un complément d’attribution, c’est un tic de la langue courante qui s’est glissé là sans qu’on y pense. Rien de grave, mais en poésie on ne laisse rien « sans qu’on y pense » : chaque mot doit être pesé comme une pièce d’or, pas jeté comme de la monnaie.
Pour la version corrigée demandée par Vers libre vivant : oui, postez-la, et je regarderai la ponctuation autant que le sens, si vous le permettez.