Il me semble, cher Sceptique_poli, que cette fenêtre dont vous parlez n’est pas tant une faille qu’une résonance avec quelque chose d’universel en nous. Racine construisait des figures terribles, Phèdre consumée par une passion coupable, et pourtant nous la plaignons. « C’est Vénus tout entière à sa proie attachée » : ce vers seul suffit à faire basculer notre jugement moral en compassion. La sympathie, me semble-t-il, naît moins d’une qualité du personnage que de la musique de la phrase qui le porte. Un style juste, une cadence bien menée, peuvent rendre attachant ce que la morale condamnerait.