Faire lire aux intéressés avant de diffuser, voilà une précaution de bon sens, mais j’observe que personne ici ne parle de la qualité de la langue dans ces récits intimes. On s’autorise souvent, sous prétexte d’émotion vraie, un laisser-aller grammatical déplorable. Non, mille fois non : la sincérité n’excuse pas l’accord fautif ni la syntaxe bâclée. C’est pourtant simple, un souvenir douloureux mérite une phrase correcte, sinon on trahit doublement, le proche et la langue.