Lecteur_de_classiques a raison de rappeler que les phrases longues du dix-neuvième siècle en dépendaient structurellement ; chez Flaubert, le point-virgule porte souvent le poids d’une respiration intérieure que la ponctuation moderne refuse d’assumer. Le resserrement du style n’est pas un progrès en soi, c’est un choix d’époque, et je trouve regrettable qu’on le présente parfois comme une évolution naturelle de la langue plutôt que comme une mode éditoriale.
Pour ma part, dans un texte à ambition classique, je continue de l’employer sans complexe. Il permet de faire tenir ensemble deux mouvements de pensée sans les séparer artificiellement par un point qui romprait l’unité de la scène. L’abandonner par principe me semble appauvrir la phrase bien plus que le garder par habitude.