Ce que dit @Point_de_vue_mobile rejoint quelque chose qui me travaille depuis le début du fil : on parle beaucoup de doser l’information, mais je me demande si le vrai problème n’est pas la tentation de vouloir que le lecteur sache tout en même temps que nous, l’auteur. D’un côté on veut être honnête avec lui, de l’autre un personnage ignorant plein de choses sur son propre monde, c’est très rare et ça peut sonner artificiel si mal géré. Chez Dostoïevski par exemple, le narrateur ne tait jamais rien par calcul, il tait parce que le personnage lui-même n’a pas encore les mots pour ce qu’il vit. C’est subtil mais la différence change tout : ce n’est pas une stratégie d’exposition, c’est une vérité psychologique qui produit l’exposition comme effet secondaire.
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