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Le portrait d’un camarade : la page Mickaël

Dans le journal d’atelier d’Argenteuil, chaque séance a sa page. Celle-ci porte un prénom, Mickaël. Nous en faisons l’occasion d’un exercice classique : écrire le portrait de quelqu’un qu’on côtoie.

Note : la version d’origine de cette page n’a pas été conservée dans les archives du site. Nous n’en reproduisons donc pas le texte ; voici l’exercice qu’elle illustrait, tel qu’on peut le pratiquer aujourd’hui.

Pourquoi un portrait

Le portrait oblige à regarder. On ne décrit pas un visage en général ; on repère le geste qui revient, la phrase préférée, la façon de s’asseoir. En atelier, l’exercice a un second effet : celui qui est décrit entend comment il est vu, et celui qui écrit découvre qu’il en sait plus qu’il ne croyait.

La consigne en quatre temps

  1. Observez votre voisin cinq minutes, sans lui parler. Notez trois détails que personne ne remarque.
  2. Posez-lui une question, une seule, puis notez mot à mot sa réponse.
  3. Écrivez son portrait en douze lignes : deux détails, une phrase de sa réponse, une image.
  4. Lisez-le à voix haute. Lui seul a le droit de dire s’il se reconnaît.

Les pièges

  • Juger au lieu de montrer : « il est sympa » ne dit rien, un geste de la main dit tout.
  • Résumer une vie : douze lignes, c’est un instant, pas une biographie.
  • Oublier que l’autre lira : écrivez avec égards, jamais contre lui.

Suite

Ce portrait peut devenir un personnage de nouvelle : passez par Nouvelles & textes courts. Pour le faire relire, Bêta-lecture. L’ensemble du journal de l’atelier : Dédicace neuf cinq.