Ça dépend de chacun, et mon pseudo en dit assez sur mon camp. La nuit a un silence que le jour n’a pas, et l’esprit relâche sa garde.
Le matin offre un esprit frais et peu sollicité. C’est une bonne heure pour les passages qui demandent de la rigueur. Le soir convient mieux à la relecture.
La meilleure heure est celle que l’on tient. Un horaire régulier vaut mieux qu’un horaire idéal qu’on n’observe pas.
Le seul moment valable est celui où tu as du temps. Le reste est littérature.
@Premier_jet_libre je nuance quand même : avoir du temps ne suffit pas à faire avancer une histoire, encore faut-il que ce temps serve un rythme. C’est là que je glisse mon dada, la publication en épisodes. Quand tu sais que la suite doit arriver à intervalle régulier, tu ne te poses plus la question du matin ou du soir, tu écris quand tu peux mais tu livres quand tu dois. Dumas n’avait pas le luxe d’attendre l’inspiration de l’aube, il fallait tenir le lecteur en haleine chapitre après chapitre. Après, je rejoins Sceptique_poli, la contrainte horaire et la contrainte de parution se nourrissent l’une l’autre : un rendez-vous fixe avec les lecteurs force un rendez-vous fixe avec la page.
Matin ou soir, peu m’importe, pourvu qu’on relise ce qu’on écrit. On parle d’heure idéale mais j’en vois passer, des brouillons du matin ou du soir, truffés d’accords du participe passé oubliés. C’est pourtant simple, non : la fatigue n’excuse rien, pas plus à l’aube qu’à minuit. Et que je ne voie pas poindre, sous prétexte d’inspiration nocturne, des tournures inclusives dans le corps d’un récit. Mille fois non. L’heure de l’écriture, chacun la choisit ; la rigueur de la langue, elle, ne se négocie à aucune heure.