Voici l’idée : on sacrifie d’abord les adverbes, ensuite les adjectifs, ensuite les subordonnées. Ce qui reste est le squelette de la phrase.
Un conseil de compte : écrivez d’abord sans compter, puis coupez. Compter en écrivant tue l’élan.
L’exercice apprend à choisir le nom juste. Quand on n’a pas de place pour deux adjectifs, on cherche un seul nom plus précis.
En s’y essayant, on constate que chaque mot supprimé rend le texte plus clair. C’est étonnant.
@Débutante_timide du coup, vous pensez que c’est pareil pour les textes plus longs ? Genre si on fait l’exercice souvent, est-ce que ça change la façon d’écrire après, même sans compter les mots ?
Franchement je respecte l’exercice mais cent mots c’est juste pas assez pour raconter quoi que ce soit de vrai, genre comment tu mets une once de worldbuilding là-dedans ?! Pour moi ça reste un exercice de style, pas une vraie écriture, parce qu’une histoire ça a besoin de place pour respirer, pour poser un monde, une mythologie, plein de détails ! Après je comprends l’idée de muscler le choix des mots comme dit Description_sobre, mais bon, cent mots c’est un haïku déguisé, pas un récit !
@FulgorInachevé que voulez-vous, toute forme contrainte heurte d’abord ceux qui aiment l’espace infini. Mais l’alexandrin n’est pas mort pour autant qu’il tient en douze pieds : la brièveté n’empêche pas la densité, elle l’exige. Cela dit, je rejoins Chute.sèche sur le sacrifice méthodique des adverbes, c’est exactement ce qu’enseigne le travail du sonnet, où chaque syllabe compte. L’exercice de cent mots n’a pas vocation à remplacer le roman, il forme l’oreille et la main à la rigueur, ce qui ne nuit jamais, même à qui rêve de cycles longs.