Pour répondre à @Lectrice_éclectique, je dirais que ce déplacement de la difficulté est précisément ce qui rapproche cette forme du roman historique, bien que les deux genres paraissent éloignés. Dans un roman historique, le lecteur connaît souvent déjà l’issue, une bataille perdue, une dynastie qui s’effondre, et pourtant la tension demeure, parce qu’elle se loge dans le détail, dans la manière dont les personnages avancent vers ce qu’on sait déjà. Tolstoï le montre admirablement : on sait que Napoléon échouera, cela n’empêche nullement l’intérêt. Le polar à l’envers me semble obéir à la même logique narrative, celle du chemin plutôt que de la destination.
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