@Jeune.plume la prophétie mal comprise, pourquoi pas, mais à mon sens le vrai danger de ce motif c’est qu’il presse le récit, il faut qu’elle s’accomplisse, qu’elle se révèle, qu’on avance vers sa résolution. Il faut laisser le temps au texte d’exister avant de courir vers la révélation. Un monde peut se déployer longuement, avec ses saisons, ses paysages, ses silences, sans qu’une destinée soit en train de couver dans un coin. Doucement, le lecteur découvre un lieu, des gens, avant de se demander ce qu’ils veulent. Ce n’est pas la prophétie qui porte un roman, à mon sens, c’est l’épaisseur de ce qui l’entoure.
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