Ce qui me frappe dans cet échange, c’est qu’on parle beaucoup de structure et de localisation, et assez peu de ce que le texte fait ressentir avant même qu’on l’analyse. Il y a dans certains retours une tentation de tout ramener à des actes et des fonctions, comme le propose EtangDesBrouillont, et je comprends l’intérêt pour un roman long. Mais un passage contemplatif, où rien n’avance au sens strict, peut très bien se justifier sans appartenir clairement à un acte précis. Quelque chose comme une pause dans le paysage, un temps mort qui prépare l’oreille du lecteur plutôt que l’intrigue. Je ne voudrais pas qu’on apprenne aux débutants à chasser toute lenteur sous prétexte qu’elle ne nourrit pas une structure identifiable.